Chaires

Faire avancer la réflexion.

Attentive aux grands enjeux de la société et soucieuse d’apporter sa contribution à la réflexion collective, l’Université de Corse propose régulièrement des chaires permettant un enrichissement des savoirs par la rencontre des points de vue. Mésologie, économie sociale et solidaire, culture méditerranéenne sont autant de thématiques qui autorisent de riches échanges autour de chercheurs, penseurs et acteurs.

Chaire Esprit méditerranéen – Paul Valery

Méditerranéen d’origine et de conviction, Paul Valery soutenait que la Méditerranée, espace de pensée ouvert et dynamique, a une fonction civilisatrice qui doit être préservée. Les politologues, économistes, philosophes et sociologues sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à trouver dans ses écrits de nouveaux arguments pour opposer à la théorie du choc des civilisations une vision globale et durable de « l’expérience méditerranéenne », loin de la fatalité des conflits. Ouverte sur tous les possibles, zone de séparation et de communication, cette mer intérieure multiplie les paradoxes qui définissent aussi cette « fermentation des esprits ».

Plurielle et mobile comme l’esprit méditerranéen qui la détermine, cette chaire entend stimuler de nouveaux échanges d’idées, de langues, de traditions et de savoirs ; contribuer à la préservation d’un héritage « humaniste », tissu vivant d’une société de la  connaissance, fondée sur la complexité des rapports entre pensée et action. De grands intellectuels méditerranéens y participent pour nous aider à redéfinir la diversité et le dynamisme des patrimoines intellectuels, artistiques et sociaux qui depuis la plus haute Antiquité ont fait de la Méditerranée un espace de circulation et de renouvellement des savoirs.

Depuis 2014 | Fundazione di l’Università di Corsica | Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Université de Corse) | Sous le haut patronage de la Délégation Interministérielle à la Méditerranée

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Chaire Développement des territoires et innovation

La première chaire de l’Université de Corse s’est intitulée « Développement des territoires et innovation ». A l’heure où l’occupation et l’aménagement de l’espace deviennent des problématiques cruciales en Corse, l’Université de Corse a souhaité apporter une contribution à la réflexion en matière de paysage, d’architecture et d’urbanisme. Penser de façon équilibrée la relation société/environnement, en assumant tout à la fois les dimensions économique, technologique et symbolique du milieu humain, engendrer un dialogue entre conception théorique et pratique de terrain, voilà la double ambition de cette chaire.

La responsabilité scientifique de cette chaire a été confiée à un chercheur d’envergure internationale, le géographe, orientaliste et philosophe Augustin Berque, directeur d’études à l’École des Hautes Études Sociales et chercheur associé à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-La Villette.

2012-2014 | Fundazione di l’Università di Corsica | Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Université de Corse)

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Chaire Solidarité et innovations

L’Économie Sociale et Solidaire joue un rôle capital dans les économies contemporaines. En Corse, comme en France, sa contribution au PIB est estimée entre 8% et 10%. Les mêmes taux sont retenus pour évaluer son poids dans l’emploi salarié national et territorial. Dans de nombreux secteurs d’activité, les organisations de l’ESS participent activement à la satisfaction des besoins. Loin de s’opposer aux acteurs publics et privés, l’ESS complète leurs actions et contribue au mieux-être des populations. Grâce à l’ESS, performance économique et lien social vont de nouveau de pair. Mais cette double utilité économique et sociale est encore insuffisamment connue et reconnue, d’où la création d’une chaire « Solidarité et Innovations ».

2013-2015 | Fundazione di l’Università di Corsica | Laboratoire Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Université de Corse)

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Chaire mixte d’excellence Recherche sur les maladies infectieuses d’origine virale avec des approches génétique et épidémiologique dans un contexte insulaire

Dans le cadre d’une politique scientifique commune, l’Université de Corse et l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) ont mis en place depuis 2014 une chaire mixte « Recherche sur les maladies infectieuses d’origine virale avec des approches génétique et épidémiologique dans un contexte insulaire ».

Malgré les progrès récents, les maladies infectieuses restent toujours un problème majeur en santé publique. Le programme de recherche permettra d’étudier la variabilité génétique des agents pathogènes corrélée à celle des populations humaines dans le cadre d’études épidémiologiques sur les maladies infectieuses. Ces recherches s’avèrent très importantes pour une meilleure compréhension de la relation complexe hôte-pathogène, et pour le développement des outils de surveillance et de contrôle de diffusion des épidémies.

Inaugurée en 2014 | Equipe d’Accueil Bioscope Corse Méditerranée (Université de Corse) | Inserm

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Chaire Confiance Numérique

La thématique de la confiance numérique s’est imposée dans les discours, les recherches et les textes normatifs depuis une quinzaine d’années, en contrepoint complexe du phénomène de l’internet et des usages qui en sont faits. En France, le juriste pense d’abord à la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 qui a défini la communication publique en ligne comme « toute transmission, sur demande individuelle, de données numériques n’ayant pas un caractère de correspondance privée, qui s’appuie sur un procédé de télécommunication permettant un échange réciproque d’informations entre l’émetteur et le récepteur » (art.1-IV, al. 2). S’y ajoute l’article L. 32-1° du Code des postes et des communications électroniques qui précise que l’on « entend par communications électroniques les émissions, transmissions ou réceptions de signes, signaux, d’écrits, d’images ou de sons, par voie électromagnétique ». Au travers de ces définitions, certes techniques, il apparaît que les droits et libertés fondamentaux, comme la liberté d’expression ou le droit au respect de la vie privée, sont concernés au premier chef par la circulation des données numérisées. D’autres champs du droit sont concernés par la confiance numérique, même si les textes qui les gouvernent n’utilisent pas, ou pas encore, le terme de confiance. On citera la propriété intellectuelle, la protection des données à caractère personnel (avec spécialement le Règlement général sur la protection des données n°2016/679 du 27 avril 2016 entré en application le 25 mai 2018) ou des consommateurs, le droit des technologies disruptives (Blockchain, objets connectés, Big data) ou encore le droit pénal et la Justice de manière plus générale.

Séance inaugurale le 28 septembre 2018 | Fundazione di l’Università di Corsica | Équipe Méditerranéenne de Recherche Juridique

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